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Conférence Olivaint de Belgique

Réunions des Anciens - Alumni bijeenkomst - Alumni meeting 25/02/2011

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Chères amies, chers amis, beste vrienden,


Notre réunion des Anciens de ce vendredi 25 février fut une éclatante réussite, comme en témoigne l'article de La Libre Belgique du 28 février 2011: Et si on s’inspirait d’Olivaint ?


Onze Alumni bijeenkomst heeft maar liefst 163 personen verzameld rond de mededeling van de ervaring van begeleiders en studenten-leden van het Olivaint Genootschap in Armenië & Nagorno Karabach. Dit is 50% meer dan de vorige bijeenkomsten.


Plusieurs personnalités ont rehaussé de leur présence notre soirée, dont M. Avet Adonts, Ambassadeur d’Arménie, M. l’Ambassadeur Frans van Daele, chef de cabinet du président du Conseil européen, Mme le Sénateur Dominique Tilmans. Nous avons aussi eu le plaisir d’accueillir une étudiante du Tönissteiner Kreis et un étudiant de la Conférence Olivaint de France.


La soirée a été présidée par le bâtonnier Jakhian, qui nous a conseillé depuis le début de la préparation de cette session d’étude. Le texte de sa très belle introduction figure ci-dessous. Les professeurs Bernard Coulie et Bernard Snoy, qui ont mis leur grande expertise et leur disponibilité au service de la formation de nos membres-étudiants, en Belgique et durant la session d’étude en Arménie et au Nagorno-Karabagh, nous ont fait part de leurs impressions de voyage.


La Fondation Boghossian nous a ouvert les portes de la villa Empain et de l’exposition Couleurs d’Orient. Monsieur Andon Akayyan, les firmes Porsche, Dior, Huis Clos, de nombreux Anciens ont contribué au succès de cette soirée.


Ik ben blij om vast te stellen dat de alumni van het Olivaint Genootschap, die zoveel van het Genootschap hebben gekregen, nu op hun beurt het Genootschap bijstaan. Door hun giften dragen ze bij tot het verderzetten van onze vorming aan de studenten-leden. Hartelijk dank hiervoor. Wij weten hoezeer deze vorming bijgedragen heeft tot onze loopbaan.


Mon appel aux généreux anciens de la Conférence à rejoindre les quelques bénévoles qui animent la COB et organisent ses activités a déjà été entendu. Deux anciens se sont portés candidats administrateurs actifs en vue de l’assemblée générale de juin prochain. J’espère que d’autres nous rejoindront.


Denk eraan en liefst vóór de algemene vergadering van onze vzw in juni. Hierna, de zeer mooie inleiding van Stafhouder Edouard Jakhian.


Jean Marsia


Excellenties, Mijnheer de Voorzitter, Dames en Heren, Beste Vrienden,


Het is voor mij een grote eer om deze jaarlijkse Alumnibijeenkomst te openen. Hartelijk bedank ik het Olivaint Genootschap van België voor het feit dat zij mij heeft voorgesteld.


A dire vrai, j’ajoute à l’honneur que je ressens le plaisir qui m’anime à ouvrir cette réunion des anciens. Je ne vous parlerai pas de l’Arménie car les étudiants de la promotion que nous allons entendre en savent aujourd’hui plus que moi sur elle et vous la raconteront tout à l’heure mieux que je ne pourrais le faire. En revanche, personne n’est en mesure, mieux et plus que moi, de remercier la Conférence Olivaint de Belgique pour l’initiative qu’elle a prise de consacrer ses travaux à l’Arménie. Je dirai mes remerciements tout à l’heure avec des mots que je voudrais pailletés d’or. En s’ouvrant à l’Arménie, en n’écoutant pas les choristes de la dissimulation comme de la manipulation, la Conférence Olivaint s’est intéressée à un peuple qu’elle a découvert dans la nudité de ses insuffisances d’aujourd’hui comme de ses presque trois millénaires d’histoire ininterrompue.


Je veux dire qu’elle a répondu à une exigence humaniste qui trouve sa justification dans son refus d’accepter le deuil de l’avenir et dans son rejet de la complaisance et de l’indifférence, autant de maux délétères de notre temps qui remplacent l’antique loi naturelle de la jungle par la loi obscène du milieu. En allant en Arménie, la Conférence Olivaint a pratiqué un humanisme d’action. Suis-je dans l’erreur si je dis que cet humanisme puise sa source dans une double conviction qui irrigue ses objectifs depuis plus de cinquante ans ? La croyance en l’université parce qu’elle est le lieu où les faux marbres et les vrais stucs peuvent être démasqués. La croyance en la culture parce qu’elle est une passerelle vers l’autre. Je pense profondément que l’université et la culture sont les seules à pouvoir corriger aujourd’hui la pensée convenue qui, comme un gaz toxique, empoisonne notre société. Il y a quelque chose de pire qu’une mauvaise pensée ou une arrière-pensée : une pensée toute faite.


Je m’attarde quelques très brefs instants sur la culture dans la perspective précisément de votre humanisme d’action. Il y a trente ans, Kissinger pouvait encore dire à ses étudiants : "Pour connaître la Russie, caressée par Dieu et courtisée par Satan, et tenter de comprendre l’Union soviétique, lisez Gogol, Tchékhov, Dostoïevski".


Aujourd’hui, avec la mondialisation – l’immondialisation, comme disent certains -, il faut accomplir une sorte de trajet initiatique pour accéder à une culture encore ignorée. Mireille Delmas-Marty prône ce qu’elle appelle "les forces imaginantes de l’esprit", c’est-à-dire un pluralisme ordonné. On pourrait ainsi soutenir que la construction européenne passe par Edouard Glissant tandis que Stéphane Mallarmé et Roland Berthes éclaireraient l’organisation mondiale du commerce.


Je crois qu’elle a raison mais j’ajoute, pour qu’elle ait définitivement raison, mon obsession du moment : retrouver ce qui nous manque le plus, le courage et l’éthique. Il faut être aveugle ou lâche, ou aveugle et lâche, pour ne pas voir les marqueurs oncologiques de notre société : déchirures sociales, convulsions économiques, veulerie et abandons successifs, idéaux remplacés par des idées-slogans. Et je suis inquiet parce que si le pire est déjà arrivé, il peut revenir sous d’autres formes. Souvenons-nous qu’en 1915, on a craint, dans l’Empire ottoman, le pire mais on ne savait pas encore que le pire était de l’ordre de l’inconcevable à un point tel qu’il a fallu attendre trente ans pour inventer un mot capable de le définir : génocide qui est synonyme d’’envers de l’humain.


Mais je me souviens aussi de Shakespeare: "Que reste-t-il de la blancheur quand la neige a fondu ?" Il fallait la Conférence Olivaint pour la restituer en retrouvant les neiges éternelles de l’Ararat. J’ai entendu, dès mon enfance, une réflexion qui n’a cessé de cogner en moi: "La gratitude est un sentiment que certains éprouvent avant d’avoir reçu". Je veux que vous sachez que la gratitude de mes amis et la mienne ont un parfum d’éternité. Elles s’adressent



Mes derniers mots seront pour Me Masquelin, mon ami, auquel m’unissent des liens aussi subtils qu’immémoriaux et qui est, je ne peux l’oublier, à l’origine de la rencontre de la Conférence Olivaint avec l’Arménie. Merci, Jean-Jacques, cher Jean-Jacques.


Edouard Jakhian